[P2/2] Pesca vu par ses fans !

Avant de commencer, je voudrais dire que cette enquête pour réaliser l’article a été très plaisante du fait que le profil de ces cinq personnes a été très varié, nous avons eu une sélection de personnes très différentes.
Pour être sur de pouvoir converser avec des personnes ayant une véritable passions, nous avons simplement passé une petite annonce sur le site officiel du Team Pescarolo ou les supporters des verts se plaisent à venir raconter leurs souvenirs et évoquer le scénario des différentes courses.

Des candidatures spontanées donc, des candidatures qui nous ont montrés a quel point les supporters de Pescarolo avait des personnalités, des avis, et surtout une façon de vivre leurs passions bien différentes…
Le Panel de personnes est constitué de passionnés ayant connu de nombreuses éditions des 24 heures du Mans et quelques classiques de l’endurance, d’autres rêvent seulement d’y venir au moins une fois dans leur vie…
Certains habitent à quelques mètres du circuit, d’autres à des milliers de kilomètres.
Les profils des intervenants va de 17 ans à 53 ans…
Un débattement chronologique qui nous permet d’entendre ce que l’on aime lorsque l’on parle du Mans, ces belles histoires que les passionnés aiment vous raconter pour vous donner envie de se joindre à eux lors de la prochaine édition.

Lorsque nous leur avons demandé pourquoi ils sont supporters de Pescarolo Team Autovision, les réponses ont été variées mais sur le fond arrive au même point !Certains avouent que Pesca, pilote en son temps, a été le symbole de leurs 24 Heures…
Philippe Lambert, 53 ans nous dévoile une petite anecdote pleine de sympathie et qui montre a quel point la passion est forte…
« Le nom de Pescarolo, j'en entends parler depuis que j'ai 9 ans et je n'ai jamais raté une édition depuis cette date...
Alors pour moi, ca a toujours été LE personnage principal des 24 heures. Quand j'étais gamin, on s'amusait avec frangin et cousin, à faire des courses de vélo et chacun se donnait un nom. Moi c'était Pescarolo !
Chaque année, avec un intérêt grandissant, je suivais les courses de Pesca. Triste quand il abandonnait mais tellement heureux les années de ses victoires. Bien que j'ai toujours eu une grande admiration pour Jacky Ickx, Henri a toujours été pour moi, "Monsieur Le Mans".
Voilà, pourquoi Pesca plus qu'un autre. Je l'ai toujours connu aux 24 heures. Il représente toutes les années que j'ai pu suivre sur le circuit et toutes les valeurs qui me font aimer l'endurance. »

D’autres soulignent le fait qu’il est du pays Sarthois et qu’il est une icône ici, ou bien comme notre niçois, touché par la mésaventure de la liquidation judiciaire subit et cette belle histoire qui prend forme chaque jour un peu plus.
C’est pour ces multiples raisons que les fans n’ont pas hésité à apporter leurs contributions financières, chacun a son échelle.
Certains ont même fait face a des situations inattendues…
« C'est mon père qui devait faire le chèque (c'était quand même mon argent qu'on ce le dise), on a mis 2 semaines pour le faire. »

Une fierté, c’est une fierté pour eux ! Germain Durr du haut de ses 17 ans nous l’explique :
« C'est un peu comme une victoire. J'ai un peu l'impression d'être un sponsor qui voit une voiture à ses couleurs rouler. Ce fut une immense joie de voire la Pescarolo acceptée aux championnats de Le Mans Séries et au 24 Heures. »

D’autres ont tout simplement refusé de se soumettre a contribuer financièrement, comme nous l’explique Jean Michel Brouard :
« Ah, alors là on aborde un sujet qui peut en fâcher certains. Tout comme Henri, bien que n'ayant aucun intérêt dans l'écurie, je ne suis pas pour ce genre de souscription. Certes, cela part d'un bon sentiment, d'une volonté de voir perdurer une émotion sportive, de ne pas vouloir voir disparaître une icône des circuits. Mais, pour ma part, je considère d'abord le Pescarolo Sport, puisque à l'époque c'était l’appellation, comme une société. Une société avec tout ce qu'il y a autour.
Chef d'entreprise, employées, fournisseurs, clients, etc, etc... En partant de ce principe, si l'on souscrit pour l'un pourquoi ne pas le faire pour d'autre et en premier lieu pour sa propre société le cas échéant ?

Alors certes, on me rétorquera que les conditions font que c'est du sport, c'est la passion et que cela n'a rien à voir.
OK. Alors pourquoi avoir laissé d'autres écuries ou Teams disparaître ?
Je suis Chef d'entreprise et si un jour je devais avoir de gros problèmes, est-ce que quelqu'un aura l'idée de le faire ? Non, je ne le pense pas. Donc je n'ai pas souscris à l'association. Ça choque ? Tant pis. Je soutiens Henri et ses hommes à ma façon. J'en parle dans mes articles via les reportages dans divers médias, ainsi qu'en participant à divers forums. Mais en essayant d'être le plus objectif possible. » 

Philippe Lambert lui était présent au moment ou l’histoire a pris une tournure plus heureuse pour le Team présent au Technoparc :
« J'ai assisté en direct à la vente aux enchères de Pescarolo Sport avec le secret espoir que quelqu'un reprenne le tout sans que son savoir faire et son matos ne soit dispersé. Le résultat qu'on connait fut un grand soulagement.
C'est la raison pour laquelle, quand Henri a lancé l'idée de la souscription, j'ai tout de suite adhéré et versé mon obole pour l'aider modestement à remettre sur son écurie sur pied.
Pour moi, il ne pouvait en être autrement. Et des milliers d'autres ont suivi. Comme disait Henri, "les petits ruisseaux font les grandes rivières" et c'est ainsi que grâce à l'opération PRGR, il a pu rouvrir son atelier et refaire parti la machine.
Je suis très fier d'avoir participé à la remise en route de son écurie. Quand on voit déjà les résultats, on se dit qu'on ne s'est pas trompé et qu'on a bien fait d'avoir confiance en l'équipe. »

 Pour les remercier de leurs soutiens sans faille, Madie et son mari Henri ont fait parvenir a tout les donateurs un beau cadeau de remerciement : Un drapeau au couleur du team que l’on verra très certainement dès le weekend du 11 et 12 juin sur le circuit du Mans.
Mais la plus belle des récompenses pour ses donateurs, c’est bien entendu la victoire au Castelet lors de la première course disputé pour le retour de la marque.

Des gestes forts qui ont été très appréciés :
« Pescarolo Team nous le rend bien quand on voit comment il remercie ceux qui l'ont aidé.
Je n'ai pas fait ça pour avoir des cadeaux, pour moi, le principal cadeau, c'est que le nom de Pescarolo soit de nouveau en piste, mais j'ai trouvé super les marques de reconnaissances que Madie et Henri peuvent témoigner envers leurs supporters.
Je pense que c'est un cas unique dans les annales. En regard des moyens modestes de l'écurie, ils ont malgré tout à cœur de remercier les donateurs. »

Les supporters sont donc confiants au moment de voir leur team attaqués cette semaine Mancelle malgré le fait de la différence flagrante entre les diesels et les essences :
« Depuis des années, Henri se bat pour que des rééquilibrages réels et conséquents soient effectués mais l'avantage reste toujours au diésel. Dans l'état actuel des choses, même si l'ACO vient de faire encore des réajustements, il me paraît bien improbable, a moins d'une hécatombe chez Audi et Peugeot, d'aller chercher la victoire. Mais pourquoi pas, ces autos sont nouvelles et n'ont pas encore couru 24 heures. On peut toujours espérer une place sur le podium. La Pescarolo est toujours depuis un moment, la première des "essence". »

Jean Michel nous donne une analyse très pointilleuse et assez proche de la réalité :
«Pescarolo Team n'est pas une usine et les moyens qui vont avec. Même avec une bonne équivalence, les usines, de par leurs moyens en termes de Recherches & Développement, resteraient devant. Ce qui dans un sens est logique. Cela fait parti des retombées pécuniaires espérées par les usines.
Mais l'histoire des 24 Heures du Mans est parfois mensongère. Il suffit par exemple, de se remémorer les éditions de 1980, 1984, ou plus près de nous, 1996 et 1997. Ce sont des privés qui ont remportés l'épreuve aux nez et à la barbe des usines présentes. Certes les années ont passées, les moyens mis en œuvre ont évolués et à part une hécatombe, je ne vois pas trop comment Pescarolo Team pourrait remporter le graal.
J'ai toujours pensé, et je ne suis pas le seul, que l'année pour Henri Pescarolo, aurait dû être 2005. Il avait l'avantage du règlement et malheureusement, il n'a pas été exploité au maximum. Ajouter à cela quelques fautes des pilotes à l'époque et la victoire s'en est allée dans le clan opposer.
Et puis il ne faut pas perdre de vue et surtout garder à l’esprit, que rien n'indique, que la Pescarolo Judd #16 verra l'arrivée le dimanche 12 juin 2011 à 15 heures. Rien ne l'assure. »

Damien Pelletier (28 ans)  lui pense que la P01 est tout simplement dépassé :
«La "01" est vraiment en bout de développement et pourquoi pas s'associer à un constructeur pour le moteur. Pour en revenir à l'équivalence Diesel/Essence ce n’est pas encore pour demain, tant que l'ACO fera les yeux doux à Peugeot et Audi.... »

Mais tout ce petit monde note tout de même la qualité de l’équipage de l’auto :
«L'équipage de la numéro 16 ? Il est homogène. Emmanuel Collard et Christophe Tinseau font parti des meuble. Emmanuel est un pilote expérimenté en Endurance. Il sait agir vite lorsqu'il s'agit de réagir, tout en restant prudent. Merci à Corvette de ne pas lui avoir proposé un programme complet. Christophe à les mêmes qualités qu'Emmanuel. Ils sont complémentaires, connaissent l'auto sur le bout des doigts et Le Mans n'a quasiment aucun secret pour eux.
Julien Jousse est un pilote plutôt "typé" monoplace. Sa carrière parle pour lui. Il a également une expérience du Mans, mais seulement en GT. D'ailleurs, lorsque à la fin de la Journée test 2011, je lui demandais pour une interview, quelle était sa réaction par rapport au trafic en piste il me répondit : "...Habituellement, en GT on se fait enrhumer par les Protos, on doit garder l'œil dans les rétros. Là, c'est différent c'est moi qui double...et je me fais quand même enrhumer par les diesels....»

L'entente est bonne entre les 3 garçons. Les deux "p'tits vieux" de l'équipe apportent beaucoup à Julien qui en sera à sa troisième édition et la première en Proto. A 25 ans c'est quand même honorable. »

Quand a Philippe, le Manceau est légèrement plus prudent :
« Henri,sait s'entourer des meilleurs pilotes français. Cette année n'échappe pas à la règle. Manu Collard et Chris Tinseau sont de retour au bercail avec leur expérience et n'ont plus à prouver leur valeur. Julien Jousse a fait ses classes avec Alphand aventures et si Henri lui accorde sa confiance, gageons que ce n'est pas pour rien. Il a déjà prouvé le bien qu'on pensait de lui lors des 2 premières courses. Alors je n'ai pas de craintes pour les 24 heures. C'est un équipage qui tient debout »

Damien en profite d’ailleurs pour noter la disponibilité des pilotes ainsi que leur simplicité :
«Je communique de temps en temps par mail avec Christophe et Manu, qui répondent toujours: ce sont vraiment des mecs sympa. C'est vrai qu'un petit passage par le forum ferait un grand plaisir, mais Henri ne manque pas une occasion de parler de l'association et de remercier les donateurs, il à par ailleurs apposé un autocollant de l'association sur la voiture. » Un panneau est également dans le stand avec le nom de toutes les personnes ayant apporté financièrement au team. 

Lorsque la question est posé si le Mans devient de plus en plus un monde comparable a la F1, les avis divergent…

Jean Michel Brouard, a un avis bien tranché sur le sujet :
«Absolument pas. N'en déplaise à ceux qui pensent le contraire. L'Endurance est à des années lumières de ce qui se pratique en Formule 1. Ce n'est pas parce que certains Teams cachent leurs entrées de box qu'il faut y voir une quelconque paranoïa. Cela a toujours été. Les usines cachent leurs trouvailles et c'est de bonne guerre. Après tout qui ne le ferait pas. Mais une fois les effets d'annonces passés, c'est "open bar".
En Formule 1, il est par exemple, impossible de prendre quelques photos le soir dans les box, après les séances d'essais et ce même si le circuit est désert. En Endurance, il n'y a aucuns soucis. On pourra même discuter avec le Team au complet.
Les séances d'autographes en sont une parfaite illustration. Accessibilité, disponibilité des Teams et des pilotes sont des qualités que l'on ne retrouve pas en F1. Maintenant comme partout, il est des moments plus propices que d'autres. Il est clair que pendant une épreuve, pas question de voir débouler une horde de supporter dans les stands. Soyons sérieux que diable.
Bien sur il ne s'agit que d'exemple rapide, bien d'autres pourraient être cités. Ils ne manquent pas. »

Philippe appuie ses propos en comparant au Grand Prix de Moto GP :
« Il y a 40 ans, les écuries étaient beaucoup plus accessibles. A présent, pour raisons de sécurité et à cause de l'argent qui gravite de plus en plus autour du sport auto, il est moins évident d'approcher les pilotes. Je ne pense pas que l'on en soit arrivé au stade de la F1 où tout est stéréotypé, artificiel, hyper médiatisé et où le maître mot est de faire du fric.
Et c'est tant mieux, mais il ne faudrait pas que les spectateurs deviennent des consommateurs où des vaches à lait. Quand on voit le prix d’un billet d'entrée d'un GP… »


Désormais, il n’y a plus qu’une chose a faire après avoir abordé tant de sujets avec ces très sympathiques supporters qui se retrouvent tous sur le forum : Association Pescarolo Team

Flash auto vous remercie grandement pour votre contribution et vous souhaite a vous et votre team de très bon 24 Heures du Mans 2011 et que votre passion continue avec une tel intensité.

 

Association Pescarolo Team

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